UN VICAIRE POUR LA VALLÉE

L’abbé Ludovic FRANCK, habitant LIERS, rejoint l’équipe pastorale et secondera notre curé, l’abbé Nicodème au titre de vicaire. Il se présente à nous à l’approche de sa nomination prévue pour le 1er mars prochain.

Mes salutations à tous !

Certains m’ont déjà rencontré, d’autres me croiseront sans doute; que ces quelques lignes servent à briser la glace, si ce n’est déjà fait !

Je suis né il y a 45 ans déjà à la désormais détruite maternité de ROCOURT au sein d’une famille croyante et pratiquante. Et je n’étais pas seul: m’accompagnait une sœur jumelle aujourd’hui secrétaire et mère de famille. Nous rejoignions un frère de douze ans notre aîné et devions accueillir plus tard une sœur de trois ans plus jeune. Tous ont aujourd’hui deux enfants, ce qui me fait six neveux au total. J’ai vécu toute mon enfance et mon adolescence à VERLAINE, mon village natal. Pour vous situer un peu mon milieu d’origine, je peux vous dire que deux de mes grands-parents étaient fermiers, un autre menuisier et son épouse commerçante. Mon père, mort de leucémie il y a de nombreuses années, était ouvrier lamineur et mourut bourgmestre de sa commune. Un peu de tout, donc !

Mon enfance fut belle, mon adolescence studieuse (langues anciennes); j’étais un jeune assez introverti. En termes de foi, je me mis au service de la paroisse comme acolyte jusqu’à devenir cérémoniaire à la tête d’une petite troupe de servants. J’avais de bons contacts avec mon curé, dont j’appréciais la droiture et la façon de célébrer, ce qui a dû jouer dans l’éveil de ma vocation. Après une année d’agronomie à l’université et une expérience spirituelle très forte et décisive, je rentrais au séminaire en 1995, sous le règne de Mgr HOUSSIAU, plongeant dans les études philosophico-théologiques et … dans les mouvements de jeunesse, d’abord pour engagement pastoral puis par choix. Ma formation s’acheva en 2001 par une ordination des mains de Mgr Aloys JOUSTEN.

Un parcours varié

La suite, à vraie dire, fut assez tumultueuse (à l’image de mes pensées): vicaire à AYWAILLE, célébrant dans la région liégeoise, un peu éducateur, professeur de religion intérimaire, curé à VIELSALM (en collaboration), vicaire du côté d’ARLON (et pied-à-terre à LIERS), prêtre auxiliaire à VISÉ, un moment en aumônerie au CHC, histoire de découvrir l’accompagnement en milieu hospitalier. Et au milieu de tout cela, quelques études: un peu de théologie en plus, des temps de formation en thérapie brève ainsi que des cours du soir en création web, cours qui m’ont mené à travailler comme graphiste, d’abord pour le diocèse de NAMUR puis pour celui de LIÈGE…

Au fil des années et des expériences, ma foi a été marquée par plusieurs courants et d’abord par le mouvement des Focolari, né autour d’un «foyer» de prière dans l’Italie en guerre: accueillir l’autre comme le Christ, aimer concrètement, bâtir l’unité entre les chrétiens et, par extension, entre tous les hommes quelles que soient leurs croyances. À quoi bon parler d’amour si nous n’essayons pas d’aimer notre prochain, de vouloir son bien sur le moment et le plus concrètement du monde ? J’ai ensuite été très proche du Verbum Dei, un mouvement cette fois né en Espagne et dont une petite communauté féminine était implantée à LIÈGE: des prières en tête à tête avec Dieu, des méditations sur base de la vivante Parole de Dieu en vue de l’annoncer à d’autres. Ce mouvement, désormais présent dans plusieurs pays, a été lancé par un séminariste désireux d’annoncer l’Évangile dans les milieux estudiantins.
Ce qui m’habite en fait le plus aujourd’hui, tout en n’oubliant pas le reste, c’est la spiritualité monastique (Orval…) : trouver la sérénité, agir calmement et prier pour le monde. C’est peut-être devenu mon point d’orgue parce que je suis d’un naturel stressé (mon plus gros talon d’Achille !). La spiritualité monastique, c’est aussi pour moi la liturgie, la beauté d’une liturgie et d’un chant. Le beau est ma première porte d’entrée, ma porte de choix vers la rencontre de Dieu et plus particulièrement le chant et la musique (que je connais pourtant à peine).

De gustibus…

Ce que je déteste: l’obscurantisme, le populisme, le totalitarisme, le complotisme… et plein d’autres «ismes»; les tentatives de manipulation; l’incompétence et/ou le désinvestissement de gens qui occupent pourtant un poste à responsabilité.
Ce que je n’apprécie pas: avoir trop de choses à penser en même temps; avoir trop peu de temps; les assemblées chrétiennes dispersées et taiseuses; les lendemains de la veille…
Ce que j’aime: l’Évangile du Christ (forcément !); gratter sur une guitare en poussant la chansonnette; le travail bien fait; découvrir et apprendre; la psychologie; rencontrer des gens d’autres convictions (croyants, athées ou agnostiques); les animaux et surtout les chiens (j’en ai deux à la maison et ils sont adorables!); les ballades/la rando; les bons petits plats, les bons vins, les bières trappistes; tout ce qui est symbolique (art, graphiques, architecture…); le cinéma; la photographie (attentif à tout et prêt à saisir la magie de l’instant!); les RPG (les jeunes comprendront); démonter, remonter et paramétrer des ordinateurs…

Je m’arrête là… C’est déjà beaucoup…
Vous savez presque tout !
Reste à vous découvrir, vous,
au détour d’une célébration ou ailleurs !

Au plaisir d’une rencontre,

Abbé Ludovic FRANCK