Textes divers

CONTE DE NOËL – Les 3 cadeaux

Lorsque les mages s’en furent allés et que le calme fut revenu, l’enfant Jésus leva la tête et regarda vers la porte entrebâillée. Un jeune garçon timide se tenait là … «Approche» lui dit Jésus …. «Pourquoi as-tu si peur? » «Je n’ose pas … Je n’ai rien à te donner» répondit le garçon. «J’aimerais que tu me fasses un cadeau» dit Jésus … Le petit garçon rougit de honte; «Je n’ai vraiment rien … Rien ne m’appartient; si j’avais quelque chose, je te l’offrirais… Regarde… » En fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il tira une bille de couleur qu’il avait trouvée. «C’est tout ce que j’ai; si tu la veux, je te la donne… » «Non» rétorqua Jésus. «Je voudrais tout autre chose de toi… J’aimerais que tu me fasses trois cadeaux … » «Je veux bien, … » dit l’enfant. «Offre-moi le dernier de tes dessins». Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s’approcha de la crèche, et pour empêcher Marie et Joseph de l’entendre, il chuchota à l’oreille de l’enfant Jésus: «Je ne peux pas… Mon dessin est trop moche… Personne ne veut le regarder ! … » «Justement» dit l’enfant dans la crèche; «C’est pour cela que je le veux… Tu dois toujours m’offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plait pas en toi » «Ensuite» poursuit l’enfant Jésus, «je voudrais que tu me donnes ton assiette.» «Mais je l’ai cassée ce matin !! » bégaya le garçon … «C’est pour cela que je la veux… Offre moi ce qui est brisé dans ta vie, je veux le recoller.» «Et maintenant» insiste Jésus «répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents quand ils t’ont demandé comment tu avais cassé ton assiette». Le visage de l’enfant s’assombrit; il baissa la tête et, tristement, murmura: «Je leur ai menti… J’ai dit que l’assiette m’avait glissé des mains par inadvertance, mais ce n’était pas vrai… J’étais en colère et j’ai fortement poussé mon assiette de la table; elle est tombée sur le carrelage et s’est brisée ! » «C’est ce que je voulais t’entendre dire, … » dit Jésus. «Donne-moi tes mensonges et tes faiblesses; je veux t’en décharger… Tu n’en a pas besoin… Je veux te rendre heureux, et je te donne tout mon amour». Et en l’embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta: «Maintenant que tu connais le chemin de mon cœur, j’aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours … »

Veille…

Veille à tes pensées, car elles deviennent des mots

Veille à tes mots, car ils deviennent des actions

Veille à tes actions, car elles deviennent des habitudes

Veille à tes habitudes, car elles deviennent ta personnalité

Veille à ta personnalité, car elle devient ta destinée.

(Citation du Talmud babylonien)

 

Vivre déjà en ressuscités?

 Vivre déjà en ressuscités?
Cela commence quand on est tout petit:
c’est par exemple apprendre dès l’enfance
à ne jamais dire à un copain
le surnom qui l’humilie ou la moquerie qui le blesse.

Vivre déjà en ressuscités?
C’est dire tout le bien que l’on pense des autres
et s’interdire à jamais de colporter les ragots des trottoirs,
les médisances et les calomnies.
Il n’y en a vraiment pas besoin.

Vivre déjà en ressuscités?
C’est servir la vie
surtout si elle est sans défense,
embryonnaire, handicapée, malade, vieillissante
et apparemment inutile.

Vivre déjà en ressuscités?
C’est trouver la vie plus belle
avec toutes les couleurs
de nos peaux d’hommes et de femmes.
Je n’oublierai jamais la célèbre parole
d’une petite fille métisse:
‘Les hommes, c’est comme les fleurs,
c’est plus joli avec toutes les couleurs!’

Vivre déjà en ressuscités?
C’est respecter les croyants
de toutes les religions,
même si chaque baptisé
qui a reconnu dans le Christ
toute la beauté possible de l’homme
et toute la beauté de Dieu
a comme l’obligation intérieure
de partager avec tous
la grâce de sa foi et de la proposer.

Vivre déjà en ressuscités?
C’est dans le même temps lutter contre le péché
et aimer le pécheur, quitte à l’affronter.
C’est ne jamais désespérer de qui que ce soit.
C’est croire que le plus grand des coupables
peut se convertir et devenir – pourquoi pas –
un vrai saint.

Vivre déjà en ressuscités grâce au Christ?
Dans la force de l’Esprit,
c’est faire du ciel sur la terre avec ses bras.
Avec toute l’Église fragile du matin de Pâques,
Jean qui croit, Pierre pas fier,
Marie-Madeleine qui pleure
et Thomas qui doute;
c’est découvrir à quel point
seuls les saints transforment la jungle des forts
en jardin pour tous;
c’est choisir de vivre autrement dès maintenant,
comme des hommes et des femmes
appelés à leur propre résurrection,
‘destinés à la vie éternelle’ (Ac 13, 48),
et croire, malgré Woody ALLEN
(‘L’éternité, oui… oui… c’est long… long… surtout vers la fin’..)
que le Père veut pour chacun de nous,
comme pour son propre Fils,
un bonheur inimaginable et sans limite.

À tous et à toutes, belle et bonne fête de Pâques!

Mgr François GARNIER, archevêque de CAMBRAIS

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Prendre un rameau

Prendre un rameau est une invitation adressée au Christ:
‘Viens, Tu peux franchir les portes de la ville. Ce que Tu dis et ce que Tu fais, je le mets dans ma vie, car je crois que Tu es Dieu venu m’inviter à être heureux.’

Prendre un rameau,
c’est prendre la décision
de sortir à la suite de Jésus…
C’est une démarche libre.
C’est un geste de croyant.
Un choix.

Venir chercher un rameau,
le prendre, le tenir à la main
et le garder bien en vue à la maison,
C’est décider d’ouvrir la porte à l’Évangile
et d’accueillir Dieu
par des gestes concrets
à l’égard de nos frères.
Chaque jour.

Charles SINGER

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Doushka au paradis des ânes

Je suis Doushka, l’ânesse de Lucien.

C’est dans la fraîcheur d’un matin de janvier que j’ai frappé à la porte du paradis des ânes qui se trouve tout près du paradis des hommes.

La porte était ouverte. Elle ne se ferme pas. Tous les ânes vont au paradis, puisqu’ils connaissent par cœur les béatitudes : « Heureux les doux, heureux les humbles… »

Je sais, mon Dieu, que vous aimez les ânes. C’est un âne déjà qui vous réchauffait dans la crèche. C’est sur un âne qu’avec Marie et Joseph, vous avez fui en Égypte. Et c’est monté sur un âne que, plus tard, vous êtes entré en triomphe à Jérusalem, avant de vous étendre sur la croix.

« Entre, ma douce amie, m’a dit le Bon Dieu, viens te reposer au paradis des ânes auprès de tes frères et sœurs qui ont pour toujours déposé leurs lourdes charges, ceux qui portaient les outres pleines ou les fagots de bois, les sacs de blé ou les tonneaux de riz, ceux qui tiraient de lourdes charrettes et qui baissaient l’échine sous les coups de fouet.

Entre, Doushka, ta mission est accomplie, avec fidélité et avec gentillesse. Je t’avais envoyé auprès de ton maître pour lui rappeler sans cesse que son idéal doit être de servir humblement. Tes grandes oreilles qui tournent dans tous les sens lui ont fait comprendre qu’il doit bien écouter ceux qui n’ont pas de voix, ceux dont la dignité est bafouée et qu’on fait taire.

Et tes grands yeux l’ont invité à ouvrir grands les siens pour qu’il voie la beauté de ma création et le bien que j’ai mis en chacun.

Ton caractère têtu lui a appris à ne jamais abandonner quels que soient les critiques et les coups reçus.

Entre, ma douce amie, dans le paradis des ânes où il n’y a pas de mouches pour t’agacer, pas de barbelés pour te retenir. Ici, les verts pâturages s’étendent à l’infini et l’eau pure ruisselle en abondance. Entre, ma Doushka. »

Merci, mon Dieu, pour ma vie d’âne sur terre. J’ai été heureuse de paître dans une riche prairie, auprès de mon maître et auprès de Pompon, ma fille.

Heureuse de méditer debout, les oreilles baissées, les yeux clos, caressée par les rayons du soleil.

Heureuse des belles promenades dans les champs et les prés avec mon maître qui m’a appris la maraude des cerises, des pommes et des poires.

Heureuse de lui donner mes crottins pour son jardin dont il est si fier.

J’ai été heureuse de porter des centaines et des centaines d’enfants dans les cortèges de carnaval. J’aimais par-dessus tout accompagner saint Nicolas dans son tour du village.

Je dis au revoir à mon maître que j’aime. Je lui laisse ma fille pour lui rappeler les leçons de la Vie. Je dis au revoir à tous les enfants, petits et grands, et aux petites voisines qui ont déposé des fleurs et un dessin auprès de mon corps sans vie. Je redis « courage ! » à tous ceux qu’on traite « d’âne », ceux qui portent de lourds fardeaux sur le dos ou sur le cœur.

Peut-être nous reverrons-nous ? Le paradis des ânes est tout près de celui des hommes. Tout près. Au revoir, donc !

Doushka.

Doushka m’a été offerte en cadeau
par les habitants du village en juin 1988,
à l‘occasion de mes 10 ans de sacerdoce.
Merci à eux.

Lucien

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Les Noëls de mon enfance

Les Noëls de mon enfance,
Aujourd’hui quand j’y repense,
Réveillent des émotions enfuies,
Jardin secret de petite fille

Le sapin fièrement dressé,
Harmonieusement décoré
De jolies boules et cheveux d’ange
M’émerveillait par sa prestance.

La petite crèche en bois teinté
Que papa avait fabriquée,
Hébergeait la Sainte Famille
Et m’invitait à la rêverie.

Loin des festins, des réveillons
Qui n’étaient pas de tradition,
C’était la venue de Jésus
Qui remplissait mon cœur ému.

Pourquoi vouloir chercher ailleurs
Ce que l’on possède à l’intérieur :
La faculté qu’on a en soi,
D’apprécier ce que l’on a.

Annie SEVRIN – GLONS 2014

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Réflexion…

« Imaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte de 86 400 €.

Simplement, il y a deux règles à respecter :

– La première règle est que tout ce que vous n’avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le soir. Vous ne pouvez pas tricher, ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte, ne pouvez que le dépenser mais chaque matin au réveil, la banque vous rouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86 400 €; pour la journée.

– Deuxième règle la banque peut interrompre ce «jeu» sans préavis; à n’importe quel moment elle peut vous dire que c’est fini, qu’elle ferme le compte et qu’il n y en aura pas d’autre. Que feriez-vous ? À mon avis, vous dépenseriez chaque euro à vous faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens que vous aimez. Vous feriez en sorte d’utiliser chaque euro pour apporter du bonheur dans votre vie et dans celle de ceux qui vous entourent.

Cette banque magique, nous l’avons tous, c’est le temps !

Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86 400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n’y a pas de report. Ce qui n’a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer. Chaque matin, cette magie recommence. Nous jouons avec cette règle incontournable: la banque peut fermer notre compte à n’importe quel moment, sans aucun préavis et la vie peut s’arrêter.

Alors qu’en faisons-nous de nos 86 400 secondes quotidiennes ?

La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue…

Alors profitez-en ! »

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Pentecôte – Fête des artistes?

Un artiste, (un vrai…) dans mon imaginaire, est une personne qui, par exemple jeune, après un choc émotionnel ou une rencontre avec une «star» ou un coup de foudre pour une œuvre se sent attiré à développer ses talents musicaux ou d’écrivains ou encore de peintre.

Il a des sensations confuses, il ne sait pas encore bien quelle est sa voie ou, au contraire il pressent tout de suite ce qu’il va développer: l’art d’interpréter de la musique classique ou de repousser un peu plus les limites d’une nouvelle tendance musicale qu’il a découverte…

Mais ne devient pas artiste qui veut: il va devoir sécher sur ses gammes, se taper des répétitions sans fin pour approfondir toutes ses sensations jusqu’au bout des doigts, tout en demandant à l’ «inspiration» de ne pas le laisser tomber, car grâce à elle et à la technique accumulée, il va transformer des moments d’émotion très forts, douloureux ou non, en œuvre d’art: il est prêt à faire beaucoup de sacrifices et à prendre bien des risques pour accomplir sa passion.

Ne se sent-on pas tous à un moment ou à un autre un peu artiste enthousiasmé par ce que l’on entend, voit ou lit ?

Moi, la Pentecôte à première vue, cela me semble bizarre et très loin de ma réalité: plus ou moins douze personnes désœuvrées ne sachant où aller, se retrouvent dans l’immeuble où elles ont partagé un dernier repas avec leur meilleur ami et là big-bang, révélation, un souffle les emporte, on va faire le tour du monde et raconter ce qu’on a vu et entendu ces trois dernières années. Bon, en quoi cela nous concerne-t-il? En plus, pompon de l’histoire, l’auteur n’a pas hésité à «enjoliver» le phénomène dans une littérature bien éloignée de celle d’aujourd’hui.

Ce qui m’interpelle beaucoup plus, c’est le témoignage d’une connaissance qui souffre d’un cancer et qui se demande dans quel état elle va s’en sortir, d’un enfant malmené dans sa famille, d’un voisin qui panique par peur de perdre son boulot, de ma voisine qui se demande quelles études pour-suivre, de personnes de mon village qui se regroupent pour perpétuer une activité sportive ou culturelle, ou de syndicalistes prêts à manifester leur révolte et à faire bouger un petit peu le monde.

Eh bien, tous mes voisins et voisines ne sont-ils pas un peu artistes quand ils cherchent au fond d’eux-mêmes l’inspiration? Et si leur démarche est avant tout honnête et soucieuse de leurs proches, de leur entourage, de leurs collègues de travail, ne sont-ils pas, sans le savoir, comme ces douze copains il y a deux mille ans, un peu perdus dans leur recherche, en train de pratiquer l’esprit de la Pentecôte? Comme un artiste sèche sur ses gammes, ne devront-ils pas «sécher» pour trouver, quelles que soient leurs convictions religieuses, leur vérité dans leur démarche?

Je dirai même que croire en Noël et en Pâques, c’est bien, mais ne serait-ce pas l’esprit de la Pentecôte qui souffle lorsqu’un homme ou une femme se remet en question, ose dire ses émotions, ses convictions, s’engage pour les autres, progresse et fait sans le savoir bouger ce monde?

À chacun sa réponse, à chacun sa partition, et si vous pensez que je suis un doux rêveur, je vous répondrai comme un artiste célèbre dans une de ses chansons, «but l’m not the only one»

Bonne fête à tous les artistes!

H. L.

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« Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes.

Pardonne-leur quand même… »

« Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrières pensées. Sois gentil quand même…

Si tu réussis, tu trouveras de faux amis et des vrais ennemis.
Réussis quand même…

Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi.
Sois honnête et franc quand même…

Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit. Construis quand même…

Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux.
Sois heureux quand même…

Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain.
Fais le bien quand même…

Donne au monde le meilleur de toi, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez.
Donne au monde le meilleur de toi quand même…

Tu vois, en faisant une analyse finale,

C’est une histoire entre toi et Dieu,

Cela n’a jamais été entre eux et toi. »

Mère Térésa.

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Décalogue de la sérénité

  • Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre exclusivement la journée sans tenter de résoudre le problème de toute ma vie.
  • Rien qu’aujourd’hui, je porterai mon plus grand soin à mon apparence courtoise et à mes manières ; je ne critiquerai personne et ne prétendrai redresser ou discipliner qui que ce soit si ce n’est moi-même.
  • Rien qu’aujourd’hui, je serai heureux dans la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde, mais également dans celui-ci.
  • Rien qu’aujourd’hui, je m’adapterai aux circonstances sans prétendre que celles-ci se plient à mes désirs.
  • Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à la bonne lecture en me souvenant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.
  • Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.
  • Rien qu’aujourd’hui, je ferai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire et, si j’étais offensé, j’essaierai que personne ne le sache.
  • Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas, mais je le rédigerai, et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.
  • Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement, même si les circonstances prouvent le contraire, que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.
  • Rien qu’aujourd’hui, je ne craindrai pas et, tout spécialement, je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire en la bonté.

    Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait pas me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Pape Jean XXIII

(source: revue Magnificat – Avril 2014)

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ÉCOUTE….

Lorsque je te demande de m’écouter
Et que tu commences
à me donner de bons conseils,
Alors tu ne fais pas ce que je t’ai demandé.

Lorsque je te demande de m’écouter
et que tu te mets à me dire
pourquoi je ne devrais pas me sentir ainsi,
alors, tu piétines mes sentiments.

Lorsque je te demande de m’écouter
et que tu penses devoir faire quelque chose
pour régler mes problèmes,
alors tu me laisses tomber,
aussi étrange que cela paraisse.

C’est peut-être pour cela que la prière aide certains,
car Dieu est muet et ne donne pas de bons conseils,
ni n’essaye d’arranger les choses.
Il ne fait qu’écouter
et nous laisse prendre soin de nous-mêmes.

Alors s’il te plait écoute-moi seulement.
Et si tu veux dire quelque chose, sois patient.
Ensuite, je te promets, je t’écouterai.

(texte anonyme)

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RÉCITE TON CHAPELET

Récite ton chapelet, dit Dieu, et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé: que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner.

Cette prière-là, je te le dis est un rayon de l’Évangile : on ne me le changera pas.

Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu, c’est qu’il est simple et qu’il est humble.
Comme fut mon Fils. Comme fut sa Mère.

Récite ton chapelet: tu trouveras à tes côtés toute la compagnie rassemblée en l’Évangile: la pauvre veuve qui n’a pas fait d’études et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme, la pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler, et tous les éclopés que leur foi a sauvés, et les bons vieux bergers, comme ceux de BETHLÉEM, qui découvrirent mon Fils et sa Mère…

Récite ton chapelet, dit Dieu, il faut que votre prière tourne, tourne et retourne, comme font entre vos doigts les grains du chapelet. Alors, quand je voudrai, je vous l’assure, vous recevrez la bonne nourriture qui affermit le cœur et rassure l’âme.

Allons, dit Dieu, récitez votre chapelet et gardez l’esprit en paix.

Charles PÉGUY