Il était une fois… Wonck

EXTRAITS DES ARCHIVES COMMUNALES DE WONCK

Vol d’une chemise

Le 7 février 1837, rapport fait par Henry BRABAN, chapelier domicilié à WONCK : Le 4 courant, Henry BRABAN ayant mis sécher des chemises dans son jardin, situé dans la vaux et les voulant reprendre, a trouvé qu’il était quitte d’une chemise et en informa ses voisins et sur quoi Barbe BOTTIER lui dit: ‘ Je parie que c’est Jean ADAM qui vous l’a prise car je l’ai vu dans les bois écartés des chemins.’ Le lendemain dimanche, Henry BRABAN fit rencontre de Jean ADAM, l’approcha, reconnut sa chemise et l’autre avoua son vol avec prière de lui laisser la chemise jusqu’au lendemain parce qu’il n’en avait pas d’autre. Ce qui fut accepté par le premier, à condition qu’il déclare en présence de témoins le vol qu’il avait commis. À quoi Jean Adam adhéra. Et arrivé au domicile de Jean TROKART, ouvrier à BASSENGE, en présence de Jean TROKART et Marie-Joseph COLLÉE et de Nicolas TROKART, ils exigèrent que ADAM rende sa chemise et BREBAN se remit en possession de la dite chemise.

Rapport communal du 12 septembre 1822

La commune de WONCK, comme toutes les communes de la région, doit faire face à une extraordinaire invasion de souris. Le commissaire d’arrondissement exige que l’on détruise les petits rongeurs indésirables. L’Administration communale de WONCK répond : «L’on pourrait toujours en détruire, mais principalement avec la charrue en la faisant suivre par un domestique. »

Taxe sur les chiens – 10 mai 1835

– Chiens de chasse, soit chiens d’arrêt, chien courant ou chien de renard : 2,5 frs par an – Chiens lévriers : 20 fr par an – Autres chiens : 1 fr par an Exceptés : chiens de bergers, chiens pour la conduite des aveugles, chiens de moins de 4 mois : 0 fr par an.

École communale

Aux 17ème et 18ème siècles, c’est le vicairemarguillier qui est maître d’école. La visite archidiaconale du 25 juillet 1658 mentionne une école à WONCK tenue par le marguillier. Le curé BOTTIN (1723-1757) écrit : « L’an 1724, le 1er avril, j’ai fait bâtir une escole sur le cimetière, contiguë à la maison du vicaire ». Durant la période française (révolution) de 1795 à 1815 et les années suivantes, il n’y a plus d’école à WONCK. Toutefois, les familles aisées s’offrent les services privés d’un instituteur. C’est le cas du fermier TROQUAY qui engage un jeune instituteur, cousin de l’abbé MISTER, vicaire à WONCK, pour le gîte, le couvert, le blanchissage et 200 fr. En échange, il doit donner l’instruction aux enfants du fermier. Il existe, en 1829, une école privée qui compte 40 garçons et 20 filles. Suite à la loi scolaire de 1842 organisant l’enseignement obligatoire, le conseil aménage une école communale dans une vieille grange appartenant à la Fabrique d’église. En septembre de la même année 1842, Monsieur PALMERS est nommé instituteur communal à WONCK. Il vient de BASSENGE où il a enseigné de 1839 à 1842. Mais cette misérable salle d’école est trop petite et insalubre. Dans la séance du Conseil communal du 23 août 1852, le bourgmestre DEBORRE constate : «Le bâtiment d’école est la moitié trop petit. Il est situé dans un endroit insalubre, lequel n’est ni convenablement aéré, ni éclairé. Une plainte générale règne parmi les parents des élèves pour les motifs que très souvent les enfants rentrent malades, s’y trouvant trop restreints et privés d’air suffisant. Le mobilier qui s’y trouve est délabré, défectueux et insuffisant, le manque de place s’étant toujours opposé à ce que remède y fût porté. Il conviendrait donc que la commune possédât un bâtiment d’école dont elle fût propriétaire et qui fût en rapport avec sa population qui est de 1 649 âmes. » Et le Conseil communal décide la construction de nouvelles classes. Les petits écoliers quitteront la vieille grange pour s’installer dans une nouvelle école, digne de ce nom, en 1859.
Le 7 février 1837, rapport fait par Henry BRABAN, chapelier domicilié à WONCK : Le 4 courant, Henry BRABAN ayant mis sécher des chemises dans son jardin, situé dans la vaux et les voulant reprendre, a trouvé qu’il était quitte d’une chemise et en informa ses voisins et sur quoi Barbe BOTTIER lui dit: ‘ Je parie que c’est Jean ADAM qui vous l’a prise car je l’ai vu dans les bois écartés des chemins.’ Le lendemain dimanche, Henry BRABAN fit rencontre de Jean ADAM, l’approcha, reconnut sa chemise et l’autre avoua son vol avec prière de lui laisser la chemise jusqu’au lendemain parce qu’il n’en avait pas d’autre. Ce qui fut accepté par le premier, à condition qu’il déclare en présence de témoins le vol qu’il avait commis. À quoi Jean Adam adhéra. Et arrivé au domicile de Jean TROKART, ouvrier à BASSENGE, en présence de Jean TROKART et Marie-Joseph COLLÉE et de Nicolas TROKART, ils exigèrent que ADAM rende sa chemise et BREBAN se remit en possession de la dite chemise. Rapport communal du 12 septembre 1822 La commune de WONCK, comme toutes les communes de la région, doit faire face à une extraordinaire invasion de souris. Le commissaire d’arrondissement exige que l’on détruise les petits rongeurs indésirables. L’Administration communale de WONCK répond : «L’on pourrait toujours en détruire, mais principalement avec la charrue en la faisant suivre par un domestique. » Taxe sur les chiens – 10 mai 1835 – Chiens de chasse, soit chiens d’arrêt, chien courant ou chien de renard : 2,5 frs par an – Chiens lévriers : 20 fr par an – Autres chiens : 1 fr par an Exceptés : chiens de bergers, chiens pour la conduite des aveugles, chiens de moins de 4 mois : 0 fr par an. École communale Aux 17ème et 18ème siècles, c’est le vicairemarguillier qui est maître d’école. La visite archidiaconale du 25 juillet 1658 mentionne une école à WONCK tenue par le marguillier. Le curé BOTTIN (1723-1757) écrit : « L’an 1724, le 1er avril, j’ai fait bâtir une escole sur le cimetière, contiguë à la maison du vicaire ». Durant la période française (révolution) de 1795 à 1815 et les années suivantes, il n’y a plus d’école à WONCK. Toutefois, les familles aisées s’offrent les services privés d’un instituteur. C’est le cas du fermier TROQUAY qui engage un jeune instituteur, cousin de l’abbé MISTER, vicaire à WONCK, pour le gîte, le couvert, le blanchissage et 200 fr. En échange, il doit donner l’instruction aux enfants du fermier. Il existe, en 1829, une école privée qui compte 40 garçons et 20 filles. Suite à la loi scolaire de 1842 organisant l’enseignement obligatoire, le conseil aménage une école communale dans une vieille grange appartenant à la Fabrique d’église. En septembre de la même année 1842, Monsieur PALMERS est nommé instituteur communal à WONCK. Il vient de BASSENGE où il a enseigné de 1839 à 1842. Mais cette misérable salle d’école est trop petite et insalubre. Dans la séance du Conseil communal du 23 août 1852, le bourgmestre DEBORRE constate : «Le bâtiment d’école est la moitié trop petit. Il est situé dans un endroit insalubre, lequel n’est ni convenablement aéré, ni éclairé. Une plainte générale règne parmi les parents des élèves pour les motifs que très souvent les enfants rentrent malades, s’y trouvant trop restreints et privés d’air suffisant. Le mobilier qui s’y trouve est délabré, défectueux et insuffisant, le manque de place s’étant toujours opposé à ce que remède y fût porté. Il conviendrait donc que la commune possédât un bâtiment d’école dont elle fût propriétaire et qui fût en rapport avec sa population qui est de 1 649 âmes. » Et le Conseil communal décide la construction de nouvelles classes. Les petits écoliers quitteront la vieille grange pour s’installer dans une nouvelle école, digne de ce nom, en 1859.

Lucien VANSTIPELEN

Sauvons la chapelle sainte Anne

Cette chapelle séculaire a récemment été rachetée par Ali Aghroum (le «défenseur des hirondelles» bien connu) qui veut «sauver» ce monument du patrimoine bassengeois.

On pensait, jusqu’il y a peu, que la chapelle appartenait à la fabrique d’église de WONCK et qu’elle se trouvait de ce fait sous la coupe de la commune de BASSENGE. Il n’en est rien.

À l’origine, la chapelle appartenait à une religieuse, Marie Élisabeth STASSINET, née à BOIRS le 19 mars 1853 et décédée le 13 septembre. Elle l’avait fait construire par dévotion sans doute et témoignage de sa foi chrétienne. Elle n’eut pas d’héritiers et il ne se trouva pas d’autres successeurs, si bien que le bâtiment atterrit finalement dans l’escarcelle du Service Public Fédéral des finances qui le mit en vente aux enchères car jugé sans intérêt pour la collectivité, voire encombrant et coûteux quant à l’entretien.

Peu d’amateurs se présentèrent à l’enchère : la Commune de BASSENGE, Ali et … surprise, un couple d’Anversois qui avait vraiment décidé d’y mettre le prix. La commune de BASSENGE s’était fixé des limites, vite franchies. Ali qui voulait à tout prix que l’antique chapelle reste dans le giron de la communauté wonckoise ne s’attendait pas à ce que des personnes étrangères au pays veuillent à tout prix se l’approprier. La lutte fut épique, mais finalement Ali remporta les enchères et se trouve désormais propriétaire du monument.

Fin des problèmes? Que nenni! La chapelle, même si la structure d’ensemble reste solide, a grandement besoin d’une sérieuse restauration. Les travaux ont d’ailleurs déjà débuté et la rénovation est en très bonne voie. Des frais, assurément, il y en aura encore. Ali est prêt à s’investir comme il le fait dans d’autres secteurs, mais il ne peut tout assumer. Il cherche donc du soutien. D’abord l’aide de bénévoles pour les travaux pratiques autour du bâtiment, mais aussi une aide financière. La porte doit être remplacée, les fondations hydrofugées, les murs assainis, le dallage remplacé, etc. Matériaux, mortiers et produits hydrofuges coûtent leur prix. Beaucoup de matériaux de qualité ont déjà été acquis. Ali lance un appel aux gens de la Vallée du Geer pour participer à ces travaux et/ou au financement.

Il est évident que la restauration ne peut se faire n’importe comment et qu’elle doit être programmée dans les «règles de l’art» pour sauver vraiment et mettre en valeur cet élément du patrimoine bassengeois.

Pour Ali, il importe aussi que la clarté la plus grande soit faite sur les modalités de financement et la programmation des travaux. Il a demandé à être épaulé par un professionnel (bureau fiduciaire) qui supervisera les comptes et garantira la clarté absolue (ceci de manière strictement bénévole). Un suivi sera assuré, par la présentation de documents à la presse et au grand public et un compte rendu régulier de la situation financière.

Bref, il faut épauler Ali pour que cette entreprise aboutisse et permette le sauvetage de la chapelle sainte Anne, destinée à redevenir une aire de calme, de sérénité, un lieu de rencontre citoyenne festive ou culturelle, voire religieuse, au-delà des clivages de toute sorte qui entravent les relations entre les personnes.

Il est remarquable de constater que cette démarche citoyenne s’effectue en dehors de tout contexte philosophique ou religieux. Certains s’étonnent qu’Ali AGHROUM puisse s’intéresser à une vieille chapelle catholique… !

Il faut savoir qu’il s’agit d’abord de patrimoine, de valeurs humaines, de rencontre, de partage. C’est dire le caractère universaliste de la démarche et la volonté d’ouverture. Cela mérite d’être soutenu !

Concrètement, un compte bancaire a été ouvert.
Ceux qui ne peuvent intervenir par un bénévolat actif
et un coup de main sur place sont chaleureusement invités
à contribuer financièrement à la restauration de la chapelle,
en versant leur contribution, aussi modeste soit-elle,
sur le compte « Chapelle sainte Anne » :


BE30 0018 5965 6011

L’état des finances du compte «Chapelle sainte Anne» sera communiqué sur simple demande selon un mode à définir avec le bureau fiduciaire qui supervise désormais le compte.