Prières

« Tu n’as pas de titre ni de grade,
Mais tu dis ‘tu’ quand tu parles à Dieu…

On vient te chanter la ballade,
La ballade des gens heureux! » 

(Gérard Lenorman)

Une belle définition de la prière:

« J’écoute en mon cœur ce que dit le cœur de mon Dieu
J’obéis à mon cœur qui ne veut plaire qu’au cœur de mon Dieu »


Prière pour le temps de la rentrée

Merci, Seigneur
Pour les semaines d’été,
Pour les découvertes et les rencontres,
Pour la beauté contemplée,
Pour le silence et l’amitié,
Pour l’amour renouvelé et le repos !

Merci pour ce trésor :
je le garde dans mon corps et dans mon cœur.
Maintenant,
c’est la rentrée dans le temps ordinaire.

Mais je ne retournerai pas
à mes pratiques du passé,
je ne rentrerai pas dans mes habitudes.
Je vais entrer en lutte,
Je vais entrer en amour,
je vais entrer en douceur,
je vais entrer en miséricorde et en sourire,
je vais entrer en clarté,
je vais entrer en courage,
je vais entrer en Évangile encore une fois !

C’est ma rentrée :
Viens avec moi, Seigneur !

Charles Singer (Prier, sept 2009, p. 16)

————-

Quand la violence du monde semble tout balayer,
la prière est un havre sûr pour garder le cap de l’espérance.
Ce texte, écrit spécialement pour la revue Pèlerin
par le P. Christian DELORME, prêtre dans la banlieue lyonnaise,
peut permettre de nourrir un temps spirituel
dans l’intimité de sa chambre, en famille,
lors d’une veillée en paroisse…

Dieu de Miséricorde, Père de toute bonté,
nous crions vers toi
en ces jours sombres que nous vivons.
Les larmes, l’angoisse,
la colère nous engloutissent.
Pourquoi tous ces morts innocents ?
Pourquoi tout ce malheur
qui frappe tant de familles ?
Qu’avons-nous fait pour mériter tant de haine ?

Ceux qui sont morts étaient souvent jeunes.
Ils étaient de diverses origines
et appartenaient à tous les milieux sociaux.
Filles et garçons, femmes et hommes,
ils représentaient une part
de l’avenir du monde.
Ils ne demandaient qu’à vivre
en bonne intelligence avec tous ;
or voilà qu’un fanatisme hideux les a décimés,
et a recouvert d’un voile de deuil notre nation.

Seigneur,
ne nous laisse pas sombrer dans le désespoir !
Ne nous abandonne pas à la peur,
toujours mauvaise conseillère !
Protège-nous de tout esprit de revanche
et de tout désir de vengeance !
Épargne-nous la tentation de nous livrer
à des amalgames et à des généralisations.
Donne-nous la force
de vivre l’épreuve avec sang-froid.
Accorde-nous de demeurer
des ouvriers de justice et de paix.

Nous le savons,
Père du Crucifié
et de tous les crucifiés de l’histoire,
notre humanité est en permanence
violentée par les forces du mal.
Mais tu nous dis que le péché et la mort
n’auront pas le dernier mot !
Le Christ Jésus
est sorti victorieux du tombeau,
et avec lui la lumière surgit
au cœur de toutes nos obscurités.
Ainsi nos larmes deviendront
fleuves de paix et océans d’amour.

Amen.

Påtèr po nosse payîs Walon

Mon Diu, cwand c’èst qu’nos vèyans lès mizéres,
lès rascråwes dès djins, on pô tot costé so l’tére,
nos n’polans qui v’dîre mèrci
pace qui nosse tére èt nos djins
ont todi plêve èt solo tot-a pont.

N’a dès payîs qu’c’èst djoûrmåye sètcheur èt famène,
grantès-êwes èt totes sôres di maladèyes qui corèt.

Mèrci ossi d’nos-aveûr mètou
so’ne cwène di tére
qu’il î fêt bê èt si bon viker,
inte lès crèstês d’Ărdènes,
li clère êwe di nos rèw èt lès cråzès campagnes
qui tot-a fêt î crèh åhèy’mint

O Mêsse, mèrci parèy’mint
di nos-aveûr diné dès parints
qu’ont trîmés dès-annêyes èt dès razannêyes
po qu’nos-åyanse nosahèsses èt nos- abondreûts,
qu’on n’rote nin so lès pîds onk di l’ôte,
èt nos fé doguer come dès bièsses.

Nos v’dimandans fwèce èt corèdje
po fé come zèls :
intrit’ni nos vèyes èt nos viyèdjes ,
prinde astème ås cis qu’on lêt so l’costé,
lès pus vîs, lès pus pôves, lès pus fayés.

Oûy, mon Diu, nos v’priyans
po qui l’Walon’rèye åye si plèce,
èl Bèljique tot d’abôrd,
qui nos sohêtans ètîre èt bin vikante,
å mitan dès-ôtes payîs,
qui n’åye pus nole margaye inte di nos-ôtes,
qui chaskeune di nos- èfants
apwète li mèyeû d’lu minme,
po-zaponti on payîs
qu’î f’rè bon d’morer
èt qu’il åyèsse come èritance
nos manîres dè viker, de tûzer èt djåzer
disqu’å dièrin djoû dèl tére !

Åmen.

(Merci Francine et Josly)

PRIÈRE POUR LE TEMPS DES VACANCES.

Merci, Seigneur de me donner la joie d’être en vacances.

Donne au moins quelques miettes de cette joie
À ceux qui ne peuvent en prendre
Parce qu’ils sont malades, handicapés,
Ou trop pauvres ou trop occupés…

Donne-moi la grâce de porter, partout où je passe,
Le souffle léger de ta paix
Comme la brise du soir qui vient de la mer
Et qui nous repose de la chaleur des jours.

Donne-moi la grâce d’apporter, partout où je passe,
Un brin d’amitié, comme un brin de muguet,
Un sourire au passant inconnu
Un regard à celui qui est tout seul et qui attend…

Fais de moi un homme de réconciliation

Seigneur, toi qui as dit :
 »Si ton frère a quelque chose contre toi n’attends pas qu’il fasse le premier pas,
mais va d’abord toi te réconcilier avec lui »,
écoute ma prière :

Quand je suis scandalisé par la division des chrétiens,
donne-moi l’honnêteté de m’informer
sur la richesse des traditions de nos frères séparés.

Quand je suis scandalisé par les fanatismes,
les exclusions et les anathèmes des croyants et des non-croyants,
donne-moi de jeter des ponts entre groupes différents.

Quand je suis scandalisé par le mépris, le racisme
envers les immigrés, les juifs ou les musulmans,
donne-moi le courage d’inviter l’étranger chez moi.

Quand je me plains de l’ennui de mon quartier
où chacun reste enfermé chez lui, où il ne se passe rien,
donne-moi de susciter des rencontres entre voisins.

Quand je ne comprends plus le comportement de ces jeunes
qui cassent, couvrent les murs de graffitis, se droguent,
donne-moi de prendre le temps de les écouter.

Quand je souffre des calomnies envers les prêtres mariés,
de la situation faite aux frères et sœurs divorcés,
donne-moi de ne jamais les juger, de les respecter
et de leur ouvrir ma porte et celle de la communauté.

Quand je me révolte devant tant d’innocents
injustement emprisonnés, torturés,
donne-moi de m’engager avec ceux
qui luttent pour obtenir leur liberté.

Quand je suis bouleversé
par tant d’hommes exploités, affamés,
donne-moi le courage de risquer
de nouvelles manières de vivre en société.

Alors, Seigneur,
tu feras jaillir de ma vie une petite étincelle
qui de proche en proche,
sera capable de propager
le grand feu de la réconciliation universelle.

Michel HUBAUT, franciscain.

Toussaint: Litanie des saints anonymes

Saints et saintes de Dieu
qui n’avez pas trouvé de date dans nos calendriers,
mais qui avez reçu de Dieu une place éternelle,
priez pour nous.

Vous les humbles laboureurs de la terre,
qui avez accueilli les fruits de la Création,
priez pour nous.

Vous les femmes de ménage,
cuisinières et bonnes d’enfants,
qui, jour après jour, avez semé la tendresse,
priez pour nous.

Et vous, travailleurs dans les usines obscures ou à la chaîne,
toujours attentifs aux autres,
priez pour nous.

Vous les artistes, et vous, les gens du spectacle,
qui avez apporté un peu de la beauté
et de la joie de Dieu sur notre terre,
priez pour nous.

Et vous qui avez prêté une oreille attentive à toute solitude
et avez toujours accueilli les désespérés,
priez pour nous.

Vous, les simples prêtres de paroisse
et les religieuses de couvent,
qui fidèlement avez servi Dieu et témoigné de Lui,
priez pour nous.

Vous, les parents, parfois incompris,
qui, à la sueur de votre front,
avez travaillé pour vos enfants,
priez pour nous.

Vous, grands-parents,
qui avez enveloppé de tendresse vos petits-enfants,
après avoir éduqué leurs parents,
priez pour nous.

Vous, les éducateurs,
qui avez voulu communiquer votre foi et votre espérance,
vous qui avez veillé sur les jeunes pousses de notre humanité,
priez pour nous.

Et vous, les enfants morts trop jeunes,
qui avez égayé la terre de vos balbutiements et offert votre voix juvénile,
vous qui avez suscité tant de larmes d’amour,
priez pour nous.

Vous, les missionnaires
partis porter l’Évangile jusqu’au bout du monde,
priez pour nous.

Vous, les apôtres de nos campagnes et de nos villes,
après avoir parcouru routes et chemins pour inviter à la conversion,
priez pour nous.

Vous dont les noms ne seront jamais inscrits sur une tombe,
anonymes des charniers et des guerres sans merci,
priez pour nous.

Et vous qui avez connu la gloire humaine,
mais êtes toujours restés pauvres de cœur,
priez pour nous.

Vous tous, saints et saintes, bienheureux enfants de Dieu,
faites monter notre louange vers le Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint.
Amen.

Charles DELHEZ

Devant toi

Je voudrais rester devant toi. Seigneur,
comme un enfant qui joue dans le soleil,
plein de confiance et de bonheur.

Comme un lézard étendu sur la pierre
qui se laisse griller par les rayons du soleil,
je voudrais rester devant toi !

Je voudrais rester devant toi
telle une lampe qui s’allume
au contact d’un courant créateur
et qui disperse les ténèbres.

Tel un miroir éblouissant
qui réfléchit la lumière du feu
pour éclabousser de joie des visages obscurs,
je voudrais rester devant toi l

Je voudrais rester devant toi
comme un infirme allongé
sous l’appareil aux rayons X
et qui guérit sans rien faire.

Je voudrais rester devant toi
comme un grimpeur au pied de la montagne
ahuri par tant de majesté
qui ne sait que redire :  »Merveille ! Merveille ! »

Rester devant toi, rien que pour t’adorer ;
en écoutant le chant de ton amour !
N’est-ce pas déjà posséder ton Royaume !
ô Seigneur, ma vie et mon salut!

Léonard-Etienne HILAIRE

Prière pour les vocations

Seigneur, dans ton Église et pour le monde,
tu appelles des hommes et des femmes
à manifester la beauté du don total.
Pour tous les consacrés,
Béni sois-tu! 

Pour les monastères et communautés
qui veillent dans la prière,
pour les personnes consacrées
qui servent les plus humbles de la terre,
Béni sois-tu!

Pour les familles,
écoles du don et du pardon,
de la confiance et du partage,
Béni sois-tu!

Et pour qu’elles connaissent la joie
de voir un des leurs s’engager à ta suite
dans la vie consacrée, le presbytérat ou le diaconat,
Seigneur, nous te prions.

Dans ce jour qui finit

Merci de ce jour qui finit, merci de cette nuit qui vient. Mon Dieu, qu’elle berce le sommeil des hommes endormis, qu’elle berce ceux que j’aime, qu’elle me berce moi-même, jusqu’à demain.

Dans ce jour qui finit, tout n’a pas été beau, ni bien fait, ni parfait. Réparez si c’est possible, effacez, changez, et donnez-nous de faire mieux demain.

Dans ce jour qui finit des hommes ont souffert. Guérissez, si possible, diminuez le mal, ou le chagrin. Faites que quelque chose vienne apaiser leur peine, faites que quelqu’un s’en aille les aider et que cette nuit leur fasse du bien.

Dans ce jour qui finit, nous n’avons pas été ce que nous aurions dû être. Faites-nous meilleurs, mon Dieu, si possible, moins durs envers les autres, plus doux, plus patients.

Faites-nous plus forts, plus décidés aussi, plus exigeants pour nous-mêmes, plus vrais que nos paroles, plus fidèles que nos promesses, plus actifs dans nos travaux, plus obéissants et plus soumis, plus rieurs aussi, et que demain soit plus beau qu’aujourd’hui, plus grand.

Merci de ce jour qui finit, merci de cette nuit qui vient.

Qu’elle berce le sommeil des hommes endormis, qu’elle berce ceux que j’aime, qu’elle me berce moi-même jusqu’à demain.

(source: www.spiritualité-chretienne.com)

Vacances: Apprends-nous le temps de vivre!

« Venez à l’écart et reposez-vous un peu ! »

Avec bonté, Seigneur, Tu nous invites : merci de nous lancer cet appel et de nous faire prendre conscience de la course folle dans laquelle nous sommes entraînés.

Aide-nous à nous arrêter de temps en temps pour respirer, regarder, écouter,
Te rencontrer, faire silence et Te prier.

Apprends-nous l’essentiel : non pas la course à l’argent et au bonheur futile,
mais une confiance éperdue en ton Amour et en ta Providence.

Ainsi, nous pourrons prendre le temps de « Vivre », tout simplement.

(reçu par e-mail de France)

Esprit de Sagesse, de Lumière et de Force, Esprit d’Amour

Esprit Saint, mets au cœur de tous les croyants du monde l’amour fraternel qui leur permettra de se rencontrer dans un esprit d’échange et de partage au-delà de leurs différences. Que chacun apprenne à découvrir les richesses de l’autre.

Esprit Saint, apprends-nous à nous écouter mutuellement avec patience et humilité, pour que chacune de nos rencontres devienne un carrefour où chacun reçoit autant qu’il donne, même si nous venons de chemins très différents.

Esprit Saint, donne-nous la force de la foi et rassemble-nous dans une volonté commune d’évangélisation.  »La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». Apprends-nous la joie de la foi, de l’espérance, de l’amour qui transforme le monde et libère tout homme de ses pêchés, de ses misères spirituelles ou matérielles.

Esprit Saint, fais de chaque baptisé un rayon de ta lumière, pour que le monde puisse découvrir ta présence et ton amour. Le monde entier est mon village, l’univers est ma paroisse : pousse chacun vers le grand large, vers la civilisation de l’amour où ce qui nous rassemble nous libérera de ce qui nous divise.

Danielle POGGI

Louange pour la joie que Dieu donne

O Seigneur, Dieu de paix,

Je t’ai donné toute ma douleur
Et tu m’as donné tout ton bonheur.

Je t’ai donné toute mon angoisse,
Et tu m’as donné toute ta sérénité.

Que mon âme te chante toute sa joie.

Je t’ai donné tout mon égoïsme,
Et tu m’as donné toute ta générosité.

Je t’ai donné toute ma pauvreté,
Et tu m’as donné toute ta richesse.

Oui, qu’elle te chante mon âme, toute sa joie.

Je t’ai donné tout mon rien,
Et tu m’as donné tout ton tout.

Et tout comme à Cana,
il y eut trop de vin,

Tout comme à la multiplication,
il y eut trop de pain,

Et comme à Tibériade,
il y eut trop de poissons,
Et les filets ont craqué.

Dieu quand tu donnes,
tu donnes toujours trop de tout.

Je t’ai tout donné,
et tu m’as tout donné.

Mais le tout de moi est si petit,
Et le tout de ton amour est si grand…

Et je me suis émerveillé de la beauté de ta présence
Et je me suis ébloui de la lumière de ta grâce
Et je me suis rassasié de ta générosité;

Je me suis abreuvé de ta miséricorde,
Et je me suis enivré de ta tendresse.

Je me suis nourri de ta clémence et de ton infinité
pour que de toute mon âme j’aille à ta recherche,
car sans toi je suis privé de tout bien.

Que mon âme te chante toute, toute sa joie.

Jacques LEBRETON

(Il a perdu les mains et la vue en 1940 lors de la guerre)

Vivons en enfants de lumière

L´heure est venue
de l´exode nouveau!
Voici le temps de renaître d´en haut !
Quarante jours avant la Pâque
Vous commencez l´ultime étape!
Vivons en enfants de lumière
Sur les chemins où l´Esprit nous conduit:
Que vive en nous le nom du Père!
L´heure est venue de grandir dans la foi!
Voici le temps de la faim, de la soif!
Gardez confiance, ouvrez le Livre.
Voici le pain, voici l´eau vive !
L´heure est venue d´affermir votre coeur!
Voici le temps d´espérer le Seigneur!
Il est tout près, il vous appelle.
Il vous promet la vie nouvelle.

Paroles: CFC – Musique: Jacques BERTHIER

Au désert

Seigneur, tu t’es retiré au désert
pour discerner les chemins qui s’offraient à Toi.
Et tu as choisi de vivre non comme un dieu,
débarrassé des fragilités humaines,
mais comme un homme au milieu des hommes.
Nous aussi, parfois, nous nous retrouvons au désert.
Tout nous semble si dur, si aride:
autour de nous, et en nous.
Alors mes projets humains me semblent dérisoires
et mes certitudes d’hier me filent entre les doigts
comme du sable.
Seigneur, quand tu es passé par le désert,
tu y as tracé des chemins combien risqués.
Ces chemins t’ont mené à la Croix,
mais ils nous ouvrent à l’Espérance,
à la Liberté, à l’Amour.
Au coeur de nos déserts, faits de nos fragilités et de
nos doutes, tu nous invites, Seigneur, à cheminer et à
lutter avec les autres hommes et à ouvrir des brèches
sur cette Espérance que tu nous proposes.

Source : www.prier.be.

Il est temps d’aimer

La terre se racornit. Notre terre se dessèche.
Non pas à cause de l’ozone,
non pas à cause des déchets qui s’accumulent,
mais à cause de nous qui, par fragments entiers
détruisons notre face d’humanité !

Ne le voyez-vous pas, gens de mon peuple ?
La tristesse nous enterre
car nos rêves s’éteignent dans les objets.
Les plaisirs individuels
deviennent les seuls pivots de nos existences.
La graisse de la consommation enveloppe nos cœurs.
Aux objets perdus nous avons remisé l’
Évangile.

Ne dites pas, gens de mon peuple,
qu’il faut regarder le bon côté des choses
et que cela s’arrangera ! Parler est inutile.
Prier ne suffit pas. Prêcher ne sert plus.

Il faut renaître! Il faut retourner à notre Humanité.
Il faut renouveler notre cœur,

l’intérieur de notre cœur,
puisque de l’intérieur de notre cœur
naissent les décisions et les actions
qui mettent notre Humanité au monde !

C’est l’amour qui nous manque !
Il est temps d’aimer, gens de mon peuple,
car seul l’amour porte en lui

la démesurée puissance
de féconder notre terre et de susciter notre Humanité !

L’amour, toujours, agit pour ensemencer la terre de fraternité.
L’amour, toujours, donne sans calcul et sans condition.
L’amour, toujours, cherche

la vérité enfouie et la beauté ensevelie.
L’amour, toujours, croit à la miséricorde multipliée pour tous.
L’amour, toujours, vit, obstiné et patient,
à travers de longues nuits.
L’amour, toujours, se dépouille,

se vidant jusqu’à l’ultime déchirure.
L’amour, toujours, espère ! Il chante l’aurore.
Il repousse les pierres de mort.

L’amour, toujours, ressuscite la jubilation de la vie !

Qui nous donnera l’amour ?

Qui nous déposera dans l’amour ?

Qui nous sauvera d’amour ?

Qui nous donnera l’amour qui sauve ?

Voici 40 jours, gens de mon peuple, pour apprendre à aimer !
Voici 40 jours pour nous tenir auprès de Celui qui,
en prenant face humaine, a libéré en notre Humanité
la source ruisselante de l’amour que rien ne peut ralentir
avant qu’il n’ait abouti à la crucifiante joie du don
qui relève et redresse pour la pleine vie !

 Reçu par courriel de France

 Ne me lâche pas Seigneur

Seigneur,
Dieu de tendresse,
Toi dont j’ose de moins en moins parler,
Toi que je pressens de plus en plus
Au-delà de tout ce que j’ai entendu dire de Toi,
Toi que nulle pensée et aucun mot
ne peuvent contenir,
Toi qui est l’aube, le crépuscule
et le terme de ma vie,
Écoute ma prière.
D’une vieillesse paisible et sereine,
Fais-moi la grâce, Seigneur.
D’une vieillesse dont les rides
disent ton infinie bonté,
fais-moi la grâce, Seigneur.
D’une vieillesse toujours attentive
au bonheur des autres,
fais-moi la grâce, Seigneur.
D’une vieillesse qui sait encore écouter
le chant des enfants,
fais-moi la grâce, Seigneur.
D’une vieillesse repliée sur elle-même
et sur d’inutiles regrets,
préserve-moi Seigneur.
D’une vieillesse hantée par les fautes du passé,
que ta miséricorde à déjà pardonnées,
préserve-moi, Seigneur.
D’une vieillesse nostalgique qui ne sait plus goûter
les joies de chaque instant,
préserve-moi, Seigneur.
Et si le doute m’assaille, éclaire-moi, Seigneur.
Si l’approche de ma mort m’angoisse,
apaise-moi, Seigneur.
Si la maladie éprouve mon corps,
fortifie-moi, Seigneur.
Si la solitude attriste mon coeur,
visite-moi, Seigneur.
Que la mort me surprenne soudain
ou s’approche lentement de moi,
ne me lâche pas la main, Seigneur.
Accepte l’offrande des années
qui me restent encore à vivre;
transforme-les en dernier chant d’amour
et en humble prière.
Et que jusqu’à mon dernier souffle,
la lumineuse expérience de la Résurrection
illumine ce pauvre coeur que Tu as créé
pour ton éternité, Seigneur.

Michel HUBAUT, franciscain.