Sauvons la chapelle sainte Anne

Cette chapelle séculaire a récemment été rachetée par Ali Aghroum (le «défenseur des hirondelles» bien connu) qui veut «sauver» ce monument du patrimoine bassengeois.

On pensait, jusqu’il y a peu, que la chapelle appartenait à la fabrique d’église de WONCK et qu’elle se trouvait de ce fait sous la coupe de la commune de BASSENGE. Il n’en est rien.

À l’origine, la chapelle appartenait à une religieuse, Marie Élisabeth STASSINET, née à BOIRS le 19 mars 1853 et décédée le 13 septembre. Elle l’avait fait construire par dévotion sans doute et témoignage de sa foi chrétienne. Elle n’eut pas d’héritiers et il ne se trouva pas d’autres successeurs, si bien que le bâtiment atterrit finalement dans l’escarcelle du Service Public Fédéral des finances qui le mit en vente aux enchères car jugé sans intérêt pour la collectivité, voire encombrant et coûteux quant à l’entretien.

Peu d’amateurs se présentèrent à l’enchère : la Commune de BASSENGE, Ali et … surprise, un couple d’Anversois qui avait vraiment décidé d’y mettre le prix. La commune de BASSENGE s’était fixé des limites, vite franchies. Ali qui voulait à tout prix que l’antique chapelle reste dans le giron de la communauté wonckoise ne s’attendait pas à ce que des personnes étrangères au pays veuillent à tout prix se l’approprier. La lutte fut épique, mais finalement Ali remporta les enchères et se trouve désormais propriétaire du monument.

Fin des problèmes? Que nenni! La chapelle, même si la structure d’ensemble reste solide, a grandement besoin d’une sérieuse restauration. Les travaux ont d’ailleurs déjà débuté et la rénovation est en très bonne voie. Des frais, assurément, il y en aura encore. Ali est prêt à s’investir comme il le fait dans d’autres secteurs, mais il ne peut tout assumer. Il cherche donc du soutien. D’abord l’aide de bénévoles pour les travaux pratiques autour du bâtiment, mais aussi une aide financière. La porte doit être remplacée, les fondations hydrofugées, les murs assainis, le dallage remplacé, etc. Matériaux, mortiers et produits hydrofuges coûtent leur prix. Beaucoup de matériaux de qualité ont déjà été acquis. Ali lance un appel aux gens de la Vallée du Geer pour participer à ces travaux et/ou au financement.

Il est évident que la restauration ne peut se faire n’importe comment et qu’elle doit être programmée dans les «règles de l’art» pour sauver vraiment et mettre en valeur cet élément du patrimoine bassengeois.

Pour Ali, il importe aussi que la clarté la plus grande soit faite sur les modalités de financement et la programmation des travaux. Il a demandé à être épaulé par un professionnel (bureau fiduciaire) qui supervisera les comptes et garantira la clarté absolue (ceci de manière strictement bénévole). Un suivi sera assuré, par la présentation de documents à la presse et au grand public et un compte rendu régulier de la situation financière.

Bref, il faut épauler Ali pour que cette entreprise aboutisse et permette le sauvetage de la chapelle sainte Anne, destinée à redevenir une aire de calme, de sérénité, un lieu de rencontre citoyenne festive ou culturelle, voire religieuse, au-delà des clivages de toute sorte qui entravent les relations entre les personnes.

Il est remarquable de constater que cette démarche citoyenne s’effectue en dehors de tout contexte philosophique ou religieux. Certains s’étonnent qu’Ali AGHROUM puisse s’intéresser à une vieille chapelle catholique… !

Il faut savoir qu’il s’agit d’abord de patrimoine, de valeurs humaines, de rencontre, de partage. C’est dire le caractère universaliste de la démarche et la volonté d’ouverture. Cela mérite d’être soutenu !

Concrètement, un compte bancaire a été ouvert.
Ceux qui ne peuvent intervenir par un bénévolat actif
et un coup de main sur place sont chaleureusement invités
à contribuer financièrement à la restauration de la chapelle,
en versant leur contribution, aussi modeste soit-elle,
sur le compte « Chapelle sainte Anne » :


BE30 0018 5965 6011

L’état des finances du compte «Chapelle sainte Anne» sera communiqué sur simple demande selon un mode à définir avec le bureau fiduciaire qui supervise désormais le compte.