Documents intéressants.

Nous vous présentons un document que le pape François a donné fin 2013: « La Joie de l’Évangile » (Evangelii Gaudium). (cliquez sur le titre pour avoir accès au document complet sur le site du Vatican – il est aussi disponible en librairie)

Ce document répercute les conclusions du Synode des Évêques d’octobre 2012 sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, et la vision du pape sur ce sujet.

En cinq chapitres dans un langage actuel, clair et percutant, le pape invite tous les baptisés à remettre en question leur manière d’être Chrétiens dans le monde d’aujourd’hui.

Un document qui décoiffe, qui interpelle et qui déplace, qui dérange aussi, parfois, mais qui ne laissera personne indifférent.

Un document qui peut rejoindre tout le monde, et que tous les chrétiens, et plus particulièrement ceux qui sont engagés d’une manière ou d’une autre dans l’annonce de l’Évangile, devraient lire.

Pourquoi ne pas profiter des vacances pour consacrer un peu de notre temps à sa lecture?

Quelques extraits pour se mettre en appétit:

  • « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. … Dans cette Exhortation je désire m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années. » (§ 1)
  • « J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ, ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. » (§ 3)
  • « L’Évangile, où resplendit glorieuse la Croix du Christ, invite avec insistance à la joie. Quelques exemples suffisent:…. Pourquoi ne pas entrer nous aussi dans ce fleuve de joie? … Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques. » (§ 5-6)
  • « Tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Église ne grandit pas par prosélytisme, mais ‘par attraction’. » (§ 14)
  • « J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. » (§ 27)
  • « … j’exhorte aussi chaque Église particulière à entrer dans un processus résolu de discernement, de purification et de réforme. » (§ 30)
  • « À l’intérieur du Peuple de Dieu et dans les diverses communautés, que de guerres! Dans le quartier, sur le lieu de travail, que de guerres par envies et jalousies, et aussi entre chrétiens!… Je désire demander spécialement aux chrétiens de toutes les communautés du monde un témoignage de communion fraternelle qui devienne attrayant et lumineux. Que tous puissent admirer comment vous prenez soin les uns des autres, comment vous vous encouragez mutuellement et comment vous vous accompagnez… cela me fait très mal de voir comment, dans certaines communautés chrétiennes, et même entre personnes consacrées, on donne de la place à diverses formes de haine, de division, de calomnie, de diffamation, de vengeance, de jalousie, de désir d’imposer ses propres idées à n’importe quel prix,… Qui voulons-nous évangéliser avec de tels comportements?… Ne nous laissons pas voler l’idéal de l’amour fraternel! » (§ 98 à 101)
  • … même si on note une plus grande participation de beaucoup aux ministères laïcs, cet engagement ne se reflète pas dans la pénétration des valeurs chrétiennes dans le monde social, politique et économique. Il se limite bien des fois à des tâches internes à l’Église sans un réel engagement pour la mise en oeuvre de l’Évangile en vue de la transformation de la société. La formation des laïcs et l’évangélisation des catégories socio-professionnelles et intellectuelles représentent un défi pastoral important. » (§ 102)

À suivre…

Un autre document: « Un kairos pastoral », la lettre pastorale de notre évêque, donnée en mars dernier lors de la récollection de Carême des agents pastoraux à Banneux, met en lien le document ci-dessus et plusieurs documents du Concile Vatican II, et présente les priorités pastorales pour notre diocèse dans les années à venir. Beaucoup plus court et donc plus abordable pour ceux qui ont moins de temps…

Bonne lecture !

L’équipe pastorale.